Paysages

Anne Sarrazin

Le paysage dans lequel intervient Anne Sarrazin est un moyen d’expression en soi. Il porte sa propre écriture. Elle s’imprègne de chaque bruissement, de chaque reflet, de chaque mouvement du vent et s’efforce de comprendre ces éléments d’un vocabulaire qu’elle apprend patiemment à reconnaître et à maîtriser.

Habituée à prendre son carnet de croquis, son encre, ses pinceaux ou fusains pour transcrire une vision qu’elle grave ou peint, le paysage lui suggère une autre pratique… Elle recueille les éléments naturels trouvés sur place, puis cherche patiemment les espaces où intervenir.

Une fois cette lecture minutieuse du milieu faite, Anne Sarrazin peut alors inscrire son intervention dans un paysage dont elle souligne la poésie par de petites touches discrètes. Aucun ajout artificiel, aucune appropriation brutale.

Nulle démarche n’est plus respectueuse et plus forte que la sienne. Elle nous permet de (re)découvrir ces petites choses à peine visibles qu’elle transforme en autant de joyaux.

Le spectateur n’a d’autre choix, s’il veut s’immerger dans cette œuvre, que de s’imprégner à son tour du paysage qui l’accueille et de s’y fondre.

 

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